QUAND LA MÉNOPAUSE PERTURBE LE SOMMEIL


Des bouffées de chaleur, apnées pendant la nuit. Elles perturbent plus ou moins fortement le sommeil à la ménopause, une période clé de la vie des femmes.

On se réveille vers 3 heures chaque nuit, et puis pendant une bonne heure nous nous battons avec notre couette. En marmonnant : « J’ai trop chaud, je me découvre, puis j’ai froid, et je me recouvre… Y en a marre ! Si j’étais seule, je dormirais fenêtre ouverte.». Ce scénario représente 75% des femmes*  qui ont des bouffées de chaleur à la ménopause, et très souvent au milieu de la nuit.

La chute du taux d’œstrogènes à la ménopause en cause :

La ménopause et périménopause constituent des périodes de tumulte hormonal. Surviennent les sueurs nocturnes qui peuvent créer un trouble du sommeil majeur, précise le Dr Patrick Lemoine**, psychiatre spécialiste du sommeil.

En cause, la chute du taux d’estrogènes qui entraîne des troubles vasomoteurs telles que  bouffées de chaleur, suées nocturnes…

Il faut avoir froid pour s’endormir :

On ne dort bien que si la température corporelle diminue. Quand nous ressentons un petit frisson de froid.  Le bouleversement hormonal à la ménopause provoque aussi une perturbation des horloges internes. Il a pour conséquence des difficultés à s’endormir, des insomnies et des réveils plus matinaux. La Médecine chinoise intègre ce dysfonctionnement du sommeil dans l’horloge circadienne. En effet, avec une déficience de Yin du Rein et Foie qui fait monter de Yang du Foie. Les symptômes peuvent être : irritabilité, sensations vertigineuses, acouphènes, vision brouillée, yeux secs, peau sèche, bouffées de chaleur, douleurs articulaires, sueurs nocturnes, maux de tête, maux de dos…

Enfin, le relâchement des tissus, y compris internes dans l’arrière-gorge, peut entraîner des ronflements.

Cercle vicieux d’un mauvais sommeil :

Prenons exemple d’Anne, 56 ans, qui a été ménopausée à 50 ans.

Mais pendant les deux années précédentes de la ménopause, son sommeil était totalement haché. En plus, elle était souvent fatiguée, épuisée, déprimée. » Un cercle vicieux dont il est souvent difficile d’isoler l’origine. Car, à la ménopause, on n’a pas que des bouffées de chaleur. C’est tout un monde qui s’effondre! En effet, on doit faire le deuil de sa jeunesse, on se sent émotionnellement plus fragile, on commence à craindre pour sa santé, on redoute la mort de ses parents âgés, les enfants qui partent faire leur vie… Tout cela perturbe le sommeil et affecte l’humeur et le moral.

Conseil : Pas de somnifères

Au final, pour la majorité des femmes, les choses s’apaisent quand la ménopause s’est installée. Pour celles, qui ne peuvent pas suivre de traitement hormonal de substitution (THM) en raison d’un cancer du sein.
On peut leur conseiller  de séances d’auriculothérapie et de méditation de pleine conscience, ainsi que de divers médicaments homéopathiques tel Lachesis mutus 15 CH en granules. Mais, surtout, évitez les somnifères, insiste le Dr Lemoine, ils ne créent pas un sommeil réparateur !

Explications :

En effet, les somnifères sont des anesthésiques, des substances anti-réveil, donc pas pro-sommeil. Ils n’ont aucun bénéfice réparateur, que l’on soit à la ménopause ou pas!

Avant de se coucher, mieux vaut prendre 1 mg de mélatonine à libération prolongée. Sinon, des gélules de valériane et d’eschscholtzia.

Et en cas de réveils nocturnes, il est préconisé de la mélatonine par voie sublinguale. Si les bouffées de chaleur deviennent trop envahissantes, vous pouvez prendre éventuellement un antipyrétique .

Que faire, comment s’y prendre pour améliorer son sommeil? :

Dans l’idéal, à la période de la ménopause, il faudrait concentrer son sommeil pour en doper l’efficacité. Autrement dit se coucher un peu plus tard qu’à l’heure habituelle et se lever un peu plus tôt. Tous les jours…

«Inutile de compter sur la grasse matinée pour se remettre d’aplomb, conclut le médecin. Ce sont les trois premières heures qui déterminent la qualité du sommeil. »

* Source: Gemvi (Groupe d’étude sur la ménopause et le vieillissement hormonal).

** Auteur de «Docteur, j’ai mal à mon sommeil >>, éd. Odile Jacob.

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