Le traitement hormonal THM ou THS à la ménopause

Les désagréments de la ménopause tels que les bouffées de chaleur interviennent de façon aléatoire et peuvent se manifester pour certaines, une à deux fois par jour pendant quelques mois. Pour d’autres, plus que ça et pendant plusieurs années ! Indéniablement la ménopause est une phase sensible ! «  J’ai chaud, j’ai mal aux os, je me sens molle, je suis moins drôle, j’ai un gros ventre, je suis vieille, j’ai sommeil ! » Les œstrogènes et la progestérone sont les principales responsables,  leurs concentrations chutent dans le corps et causes tous ces désagréments. Mais existe-t-il un moyen d’éradiquer ou de diminuer les bouffées de chaleur et autres désagréments ? »
Chaque femme doute et se pose la question : « Traitement hormonal de la ménopause THM ou THS ou pas, telle est la question » ?

Le traitement hormonal  à la ménopause c’est quoi exactement ?

Pour commencer, Le traitement hormonal à la ménopause (THM) représente des produits à appliquer sur la peau ou à avaler, ils sont constitués d’hormones, les œstrogènes naturels et un progestatif naturel ou de synthèse. Ils sont administrés en petite quantité, de façon continue (évitant ainsi la réapparition des règles), ou de façon cyclique (interrompue 5 jours par mois) pour reproduire le cycle menstruel accompagné de règles. La prise séquentielle est souvent préférée en début de traitement car, justement, elle reproduit le cycle.

D’ailleurs, les résultats se font constater après 10 jours !

Pourquoi associe-ton les estrogènes et la progestérone dans le traitement hormonal à la ménopause ? Car la prise d’hormones œstrogènes seules augmente le risque de cancer de l’utérus, alors que l’ajout de la progestérone réduit ce risque.

Définition de l’hormone:

L’hormone est une substance chimique élaborée par un groupe de cellules ou un organe, qui exerce une action spécifique sur un autre tissu ou un autre organe. Produit de synthèse à effet semblable à celui des hormones naturelles.

THS ou THM  quelles différences ?

THS =  Traitement hormonal substitutif.

THM=  Traitement hormonal de la ménopause.

Lequel utiliser ?

Depuis 2006, la plupart des médecins préfèrent parler de THM, même si le terme de THS reste encore utilisé, plus particulièrement pour les femmes jeunes ménopausées précocement. Pour plus de simplicité, nous emploierons ici le sigle THM pour être plus en accord avec la moyenne d’âge de 50 ans des femmes ménopausées.

Différentes voies administrables :

• La voie transcutanée via un gel dosé appliqué sur la face interne des bras ou ventre et cuisse. Un flacon à pompe délivrant une dose à chaque pression, ou soit un patch, dit « timbre », collé sur la peau).                                                                

• La voie orale.
• La voie vaginale : possible seulement pour la progestérone.

L’intérêt de la prise cutanée ?

Les hormones passent par la peau puis directement dans le sang. Ainsi, elles évitent le foie, seulement quand on les avale : les risques cardiovasculaires sont ainsi réduits, et les hormones sont métabolisées plus rapidement dans le sang. En cas d’antécédents cardiovasculaires, mieux vaut privilégier l’hormonothérapie bio-identique. Ce sont des molécules dont la structure est totalement identique à celle des hormones véhiculées dans notre corps avant la ménopause (le 17B-estradiol). On les appelle également hormones « naturelles ». De surcroît, en France, elles sont privilégiées, car elles induisent moins d’effets secondaires.

Exemple de complément d’œstrogène à avaler :

Les œstrogènes sont sous forme de comprimés à avaler :

• Oromone® 1 et 2 mg
• Provames® 1 et 2 mg
• Estrofem® 1 et 2 et Progynova® 1 et 2

Exemples par voie  transdermique, sous forme de gel ou de patch :

Pour le gel (œstradiol) :

• Estreva® 0,1 % (œstradiol hémihydrate) : 1 pression = 0,5 mg d’œstradiol;
• Estrodose® 0,06 % (17ß-œstradiol) : 1 pression = 0,75 mg d’œstradiol;
• Delidose 0,5 % ou 1 % (œstradiol hémihydrate) : 1 sachet = 0,5 mg ou 1 mg

En définitive, on sait par la voie transdermique : que le percutanée réduit, voire annule les risques cardiaques, vasculaires et emboliques.

Pour le patch (œstradiol) :

Les patchs sont disponibles, suivant les marques, avec des dosages délivrant soit 25 µg, ou 37,5 ug ou 50 µg, ou 75 µg, ou encore 100 µg d’œstradiol/jour (cette dernière dose est rarement prescrite).
Certains patchs doivent être posés une fois par semaine, d’autres deux fois par semaine.

• Les patchs peuvent être appliqués n’importe où sur le corps, sauf sur les seins.
• Évitez d’appliquer de la crème sur le corps juste avant de mettre le patch.
• Vous pouvez le garder sur la peau pour prendre votre douche.
• Les patchs glissent si vous habitez un pays où la température est très élevée.

Association d’un progestatif à l’œstradiol:

Souvent dans le traitement hormonal à la ménopause, on associe aux œstrogènes un progestatif synthétique ou de la progestérone naturelle à avaler.
D’ailleurs, la progestérone naturelle est la plus utilisée dans le traitement substitutif de la ménopause car elle est comparable à l’hormone sécrétée pendant toute notre vie d’activité génitale. A savoir qu’elle existe essentiellement en comprimés, qui sont à absorbés par voie orale ou vaginale.

Exemple de différents médicaments:

• Estima® 100 et 200 mg
• Menaelle 100 mg
• Progestan® 100 et 200%
• Utrogestan 100 et 200 mg

Les Progestatifs de synthèse sont souvent utilisés comme traitement avant la période de ménopause,

Parmi eux : Luteran, Lutenyl®, Colprone, Surgestone ».

Les deux hormones associées :

À noter qu’il existe aussi des formes comportant les deux hormones associées sous forme de comprimés ou de patchs. Parmi elles : Activelle®, Climaston, Divina®, Duova®, Femsept combi.

Et en patchs : Kliogest®, Naemis, Novofemme, Trisequens®, etc.

Pourquoi cette méfiance souvent constatée ?

A cause des risques envers le THM ? Ou alors c’est parce qu’il est  incontestablement votre allié et le meilleur moyen de venir à bout des bouffées de chaleur, certaines femmes sont quand même réticentes. Est-ce la faute aux médias ?

Longtemps prescrit de façon quasi systématique et sur le long terme, le THM est en recul. A cause d’une étude américaine menée par la WHI (Women’s Health Initiative) entre 1991 et 2006 auprès de plus de 160 000 femmes ménopausées. Elle a mis en cause le traitement hormonal à la ménopause qui était suspecté d’augmenter le risque de cancer du sein (de 24 %), le risque de maladie cardiovasculaire (AVC, infarctus du myocarde..) et de troubles vasculaires (phlébite, embolie pulmonaire). Des risques majorés par la durée du traitement !

Les médecins remettent en cause les résultats !

La presse ayant largement relayé cette information, les femmes se sont empressées d’arrêter leur traitement THM : aujourd’hui, moins de 30 % le suivent. Normal, puisque le risque de développer un cancer n’est pas nul ! Mais les médecins remettent en cause les résultats de l’étude.
• La moyenne d’âge des femmes ayant commencé le THM était de 63 ans. Un âge tardif pour enrayer les symptômes d’une ménopause déjà installée, ce qui n’est pas recommandé…
• La majorité des sujets étaient en très net en surpoids, pour ne pas dire obèses : donc un facteur de risque pour les maladies cardiaques et le cancer du sein.
• Détail de taille : les produits utilisés étaient des œstrogènes conjugués équins (oui, provenant de la jument !), associés à un progestatif de synthèse. Des produits non utilisés en France à la même époque, et donc des résultats non transposables.
• Les doses administrées étaient extrêmement fortes. Or on sait aujourd’hui qu’avec une faible dose, on diminue le risque de développer un cancer du sein ou une maladie cardiaque. Il est nettement réduit : moins de 0,1 % par an. À titre de comparaison, un risque plus faible que pour les femmes qui boivent un verre d’alcool par jour.

Pratiques Françaises et résultats :

Bien entendu, de nombreuses études sur le THM menées depuis pour y voir plus clair et refléter les résultats des pratiques françaises. Elles ont révélé qu’en effet, le THM comportait des risques bien qu’ils soient nettement moins importants que ceux décrits par la WHI :
• Augmentation du risque du cancer du sein avec la prise d’un progestatif de synthèse (minoré par la prise de progestérone micronisée  c’est-à-dire présentée en minuscules particules qui seront bien absorbées par le corps). Ce risque persiste 10 ans après l’arrêt du traitement pour les femmes ayant suivi un traitement plus de 5 ans, sans progestérone micronisée. Pour celles ayant pris la progestérone micronisée le risque d’augmentation du cancer du sein disparaît avec la fin du traitement hormonal à la ménopause.
• Risque d’embolie pulmonaire ou de phlébite multiplié par 4, dû aux œstrogènes pris par voie orale, et par voie orale uniquement. La voie transdermique (par la peau) est plus sûre, elle est largement prescrite en France.

Aujourd’hui, que penser du THM ?

En 2015, une déclaration de consensus, émanant de spécialistes indépendants des laboratoires, a affirmé que le THM restait le meilleur traitement contre les troubles de la ménopause, notamment en ce qui concerne les bouffées de chaleur et l’ostéoporose.
Une étude de 2012, KEEPS (Kronos Early Estrogen Prevention Study), a montré qu’en prenant le THM dès le début de la ménopause à faible dose combinant œstrogènes et progestérone, les symptômes disparaissaient ou étaient considérablement atténués. Alors au revoir,  les bouffées de chaleur, les sautes d’humeur, l’ostéoporose, et bye-bye le risque de développer cancer et/ou maladies cardiovasculaires.

Sa prescription :

De toute évidence, l’utilisation du THM aujourd’hui confirme ces résultats. Les médecins prescrivent en effet de l’estradiol par voie transdermique ou percutanée (patch, gel) si et seulement si leurs patientes se plaignent de symptômes altérant leur qualité de vie. Et également, en raison d’une mauvaise densitométrie en début de ménopause. 

Conclusion sur la balance risque/bénéfice :

Pour la plupart des femmes, les bénéfices du THM l’emportent largement sur les risques dès lors que l’on commence le traitement dans les premières années de la ménopause et que l’on est régulièrement suivie.
Chaque médecin doit établir la balance bénéfice/risque pour chaque patiente, et prescrire à dose minimale efficace.

Les recommandations de l’Afssaps (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, chargée d’évaluer les risques sanitaires présentés par les médicaments).
Le 3 décembre 2003, l’Afssaps a publié une mise au point sur le traitement hormonal (THM) de la ménopause.

Voici un résumé de ses recommandations sur la mise en place et le suivi d’un tel traitement:

Pour les femmes qui souffrent des troubles du climatère :

Lorsque la qualité de vie de la patiente est altérée, le traitement est instauré si la femme le souhaite, à la dose minimale efficace, pour la durée la plus courte possible. Dans ce cas en effet, le rapport bénéfice/ risque du traitement reste favorable. Toutefois, les patientes sont clairement informées des risques. De plus, le traitement est réévalué au moins une fois par an, quitte à le suspendre temporairement pour s’assurer que les troubles persistent et qu’ils restent gênants.

Pour les femmes ménopausées à risque d’ostéoporose :

Quel que soit le produit envisagé, le rapport bénéfice/risque du THM est ici défavorable. Ce traitement est proposé qu’en cas d’intolérance aux autres traitements indiqués dans la prévention de l’ostéoporose.


Pour les femmes ménopausées en bonne santé sans troubles du climatère et sans facteurs de risque d’ostéoporose :

La prescription de THM est à éviter en raison d’un rapport bénéfice/risque défavorable.

Mettez le THM dans votre poche !

Si les femmes en période de ménopause ont longtemps reçu le même traitement, chacune bénéficie aujourd’hui de prescriptions sur mesure, intégrant leurs antécédents (personnels et familiaux, notamment cardiovasculaires, cancers, etc.), leur profil, leurs désirs mais aussi l’intensité des symptômes ressentis.
Vous pouvez tout à fait l’essayer et voir comment vous vous sentez : libre à vous ensuite de poursuivre ou d’arrêter le THM !

Comment tirer le meilleur bénéfice de ce traitement hormonal :

• En accord avec votre médecin, commencez le THM le plus tôt possible, c’est-à-dire dès les premiers symptômes de la ménopause. N’attendez pas qu’ils s’installent pour vouloir les déloger. Donc, dès que les bouffées de chaleur deviennent régulières et incommodantes, commencez le traitement !

Voici les étapes :

• Commencez par la dose efficace la plus faible possible et augmentez si besoin, jusqu’à venir à bout des bouffées. Puis ajustez à la plus petite dose efficace pour réduire les effets secondaires.
• Puis consultez votre gynécologue tous les ans pour faire le point.
• Ensuite prenez le THM sur une durée limitée : 5 ans maximum. Au bout de 5 ans, vous ne devriez plus avoir de symptômes, et au-delà de ces 5 années, ce traitement augmente le risque de développer un cancer du sein.
• L’arrêt du traitement doit être progressif, afin d’éviter un retour des symptômes.

Le pour ou contre :

Si, après 5 ans, vous souffrez toujours de bouffées de chaleur ou de mal-être. Avant tout, réévaluez le bénéfice du traitement, et ce régulièrement, en mesurant, toujours avec votre médecin, le pour et le contre de la poursuite du THM.
– Le pour : pas de bouffées donc un sommeil de bonne qualité.
– Le contre : un sur risque faible (1,3 à 2 %) de développer un cancer du sein. On parle ici de sur risque car il s’ajoute au risque naturel de cancer du sein, qui augmente avec l’âge chez toutes les femmes.
La meilleure solution est d’en parler avec le médecin.
Vous voulez savoir si le THM va vous rendre votre humeur optimiste ? C’est un peu comme les patchs de nicotine : ça marche, mais ça n’est pas une cigarette !

Quels sont les effets secondaires ?

Comme tout traitement, plus il est prescrit à forte dose, plus les effets secondaires du THM se multiplient.
Et la liste n’est pas succincte : nausées, maux de tête, ballonnements, tension dans les seins, rétention d’eau, saignements, caillots sanguins, majoration des fibromes utérins.
On a également évoqué la prise de poids, mais en vérité elle survient indépendamment du THM, à l’âge de la ménopause.
Vous êtes refroidie ? Regardez donc la liste des effets secondaires de n’importe quel médicament en vente libre, c’est la même chose !
L’important est de vérifier les contre-indications, et d’être bien suivie sur le plan médical.

Quelles sont les contre-indications ?

Le THM est contre-indiqué pour un antécédent d’un cancer du sein, d’une embolie pulmonaire, ou en cas de thrombose veineuse. Ainsi, une femme avec un antécédent de cancer du sein ne pourra pas prendre d’hormones pour traiter ses bouffées de chaleur. Faites attention en cas d’antécédent de phlébites, de cancer hormonodépendant, d’AVC, de certaines pathologies hématologiques… Pour chaque patiente, le calcul bénéfice/risque est à évaluer.

En 2017, les spécialistes estimaient que la balance bénéfice/risque du THM était favorable chez les femmes de 50 à 60 ans en l’absence de contre-indications. Ils soulignent l’importance  des hormones « naturelles » féminines (œstradiol et progestérone) à dose minimale efficace.

La balance bénéfice/risque :

– de l’utilisation, si possible cutanée, des estrogènes pour diminuer le risque veineux ;
– d’une administration si nécessaire seulement, en début de ménopause, permettant de s’opposer à la perte osseuse et à la progression de l’athérosclérose (protection de l’os et du cœur)

Quels sont les avantages du THM sur la peau et les organes ?

Les défenseurs de ce traitement hormonal mettent en avant ses nombreux avantages. Il permet de passer en douceur le cap de la ménopause et protège les organes du vieillissement. « Il évite la sécheresse vaginale, rendant la sexualité plus agréable, et il diminue les bouffées de chaleur dans plus de 95 % des cas ».

Le THM est anti-âge et entretient l’éclat de la peau. Il préviendrait la sécheresse cutanée de 32 % et des rides de 28 %. La densité du derme augmente également de 11 % ». Ainsi, la peau est moins sensible aux marques du vieillissement. Plus le traitement commence tôt à la ménopause, plus il sera efficace. 
Le THM est un traitement sur mesure, il est évalué pour chaque patiente. En fonction de son profil de risque vis-à-vis des maladies cardiovasculaires, des cancers du sein et de l’utérus. Une surveillance est nécessaire durant ce traitement, une fois par an.

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